Les nouvelles menaces des maladies infectieuses émergentes (2012 Rapport sénat mme Keller)

Résumé: Les nouvelles menaces des maladies infectieuses émergentes.
Rapport d’information de Mme Fabienne KELLER, fait au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective n° 638 (2011-2012) – 5 juillet 2012

Réaction: L’exemple des démarches écoSoin peut-il faciliter le ralentissement de certains facteurs d’émergence des maladies infectieuses?

Source: http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-638-notice.html

Auteur/Date/Media: MMe Fabienne Keller/07-2012/sénat-Délégation sénatoriale à la prospective

Phrases Clef:
DIX LEVIERS D’ACTION POUR LUTTER CONTRE LES NOUVELLES MENACES DES MALADIES INFECTIEUSES ÉMERGENTES
1. Faire prendre conscience aux opinions publiques de la globalisation du phénomène des maladies infectieuses émergentes et de l’importance des rapports Nord-Sud ;
2. Agir sur tous les facteurs d’émergence et de propagation des maladies infectieuses pour ralentir – ou mieux inverser – les grandes tendances observées (urbanisation, transports, concentrations humaines, modification de l’usage des sols, déplacements de population, méthodes d’élevage, etc…) à tous les niveaux d’organisation institutionnelle (international, national, régional, local) ;
3. Considérer la prévention de la diffusion des maladies infectieuses émergentes comme une grande cause collective de l’humanité et de ce fait empêcher et réprimer les actes qui concourent à l’augmentation des menaces (comme les trafics alimentaires, les déplacements de population, la modification des méthodes culturales traditionnelles, la diffusion de polluants, l’introduction non autorisée d’espèces sauvages etc..) ;
4. Faire progresser l’information des populations du Nord comme du Sud sur les pathologies, les vecteurs et les prophylaxies des maladies émergentes, en particulier pour celles qui sont localement ou régionalement les plus menaçantes;
5. Inventer ou développer des méthodes de concertation pluri-disciplinaires les plus larges (santé, histoire, sociologie, communication, transports, géographes, etc…) associant des praticiens, des chercheurs ou des industriels des métiers les plus concernés pour créer des liens de confiance et faciliter la mise en place de dispositifs d’urgence en cas de pandémies ;
6. Réintroduire des protocoles classiques de lutte contre les pandémies (isolements, quarantaines, hygiène publique, etc…) et travailler sur les moyens de pallier aux nouvelles exigences en termes de volumes et de coûts de la sécurité sanitaire dans le domaine des transports de personnes, de biens et de marchandises ;
7. Promouvoir de nouveaux outils d’intervention sur les maladies infectieuses émergentes (observations spatiales, constitution de bases de données épidémiologiques avec le recours aux téléphones portables et à internet, modélisation des phases de diffusion pour les différents types de maladies, etc…) ;
8. Réguler les mouvements de praticiens de la santé des pays du Sud vers les pays du Nord et au sein des pays du Nord entre les pays demandeurs de praticiens et les pays exportateurs de praticiens (notamment par la sanctuarisation de la prise en charge financière des personnels de santé dans les pays les plus démunis) pour éviter les déserts médicaux dans les zones géographiques touchées par des crises économiques ou politiques ;
9. Soutenir et orienter la recherche sur les vaccins et les thérapeutiques des maladies infectieuses par un rapprochement des politiques menées par les organisations internationales sur les santés humaines et animales (FAO, ONU-Habitat, OMS) et les organisations régionales ou sous-régionales ;
10. Faire des efforts d’organisation de la logistique de terrain pour l’acheminement des vaccins, des médicaments et le transfert de souches de pathogènes dans les zones les plus difficiles d’accès et encourager la coopération décentralisée entre collectivités locales du Nord et du Sud.

Bibliographie Complémentaire:
Le rapport http://www.senat.fr/rap/r11-638/r11-6381.pdf
La synthèse en 4 pages http://www.senat.fr/rap/r11-638/r11-638-syn.pdf

Vincent Leroux

médecin de Santé Publique, President de l'institut de Santé Urbaine

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